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La digitalisation de l'administration fiscale

Aujourd’hui, le digital irrigue tous les pans de notre société et l’administration fiscale ne fait pas exception. Dans le bilan stratégique du rapport annuel de performances de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP), son directeur, Bruno Parent, explique comment l’administration utilise le numérique pour remplir ses missions.

 

L’administration est en train de prendre pleinement le virage du numérique, et ce, pour le meilleur et pour le pire.

 

Aujourd’hui, en effet, l’administration utilise de plus en plus des méthodes de recherches de fraudes fondées sur l’analyse prédictive et la détermination d’indicateurs statistiques. Progressivement, seront mis en place des pôles dédiés à l’analyse-risque qui seront chargés d’identifier les fraudeurs potentiels. L’administration travaille également sur la création de modèles mathématiques destinés à améliorer l’identification des comportements frauduleux.

 

En parallèle, l’administration a accès à de plus en plus d’informations numérisées sur les activités des contribuables (échanges automatiques d’informations, obligations déclaratives toujours plus importantes, obligation de communication de la comptabilité sous format dématérialisé, systématisation de la communication des informations entre services…).

 

La conséquence est inévitable, le décloisonnement des sources d’informations et l’utilisation du big data va accroitre rapidement l’efficacité des contrôles de l’administration.

 

La mise en place de ses mesures doit changer profondément la manière dont les petites entreprises gèrent leur fiscalité. Ces dispositifs n’ont pas pour but de traiter la situation des grandes entreprises ou des cas de fraudes les plus retentissants. Tout au contraire, ils concernent surtout les PME1 qui ont du mal à gérer la haute technicité des impôts et commettent, en toute bonne foi, de nombreuses erreurs qui pourraient leur coûter cher.

 

Aussi, l’ensemble des acteurs économiques doivent prendre conscience que la fiscalité est d’ores et déjà entrée à l’ère du big data. Il est désormais nécessaire, voire vital, de s’armer pour pouvoir non seulement défendre, mais surtout protéger les intérêts de nos entreprises.

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